Il était une fois, l’école des sorcier…


…Ou comment après s’être fait pourrir son premier vol, se faire pourrir son entrée à Poudlard.

Alerte 1 : Si vous ne voulez pas vous spoiler la visite des studios, ne lisez pas cet article. Je le dis parce que je faisais partie de ces gens qui refusaient de voir une toute petite mini photo des studios avant d’y aller moi-même. Bref.

Alerte 2 : Les photos sont moches. Elles ont été prises avec trois appareils différents, mais la plupart sur téléphone.

Alerte 3 : Il est de mon devoir de vous prévenir que, dans cet article, vous me verrez sur presque TOUTES les photos. Vous aurez une série de « Moi sur le Chemin de Traverse », « Moi et Buck », « Moi devant un chaudron… ». Clairement je n’ai pas pu m’en empêcher.

Dernier conseil : n’hésitez pas à mettre de la musique en fond, ça met dans l’ambiance ❤

Musique Harry Potter


Mercredi 13 décembre 2017 :

6h : réveil pour THE big day : la visite des studios Harry Potter, un rêve absolu pour moi. On arrive sur les lieux très en avance, de peur de ne pas trouver la navette qui nous amènera aux studios (avec notre expérience de glandus, on a appris à anticiper avec le temps). Finalement, on trouve assez rapidement. On attend près de 45min. Un groupe de français attend juste derrière nous. Et ils seront loin d’être les seuls que nous croiserons aujourd’hui.

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7h45 : Quand la navette arrive, je réalise ce que je m’apprête à faire et l’émotion déborde. Je ne peux m’empêcher de verser une larme (oui oui à ce point-là). Dans les premiers à monter dans le bus, on s’empresse de grimper au 2ème étage pour avoir une meilleure vue. Sauf qu’en fait il n’y a pas de vue : le bus entier est recouvert d’une sorte d’image teintée. De l’extérieur ça donne le Poudlard Express, de l’intérieur : rien. Pas même la lumière du jour.

Grande surprise lorsqu’on voit débarquer dans le bus la maman française et ses deux filles que l’on avait croisées la veille au « Prêt à manger ». Belle coïncidence qui nous stupéfaits sur le moment et nous fait sourire. Quand on y réfléchit bien, il fallait quand même un paquet de circonstances pour qu’on effectue ce voyage en Angleterre à la même période, la même semaine, qu’on se retrouve à manger au même endroit, et à la même table, parmi les milliers de restaurants qu’on peut trouver à Londres et que l’on réserve durant ce voyage la même date et le même horaire de visite pour les studios. Vertigineux.

Le voyage se révèle très inconfortable : froid intense et très peu de place. Rapidement, mes pieds se transforment en deux pains de glace. Heureusement, il nous diffuse Harry Potter et la Chambre des Secrets sur de petits écrans, ce qui permet de se plonger d’ores et déjà dans l’ambiance. Le voyage dure près de 2h. Je mange le restant de mes cookies et réalise que ça fait déjà 15 ans que je suis fana de ce truc (Harry Potter, pas les cookies), sûrement le double, voire le triple de temps que le petit devant moi (pas sûr que ce soit bon signe). Cette visite, c’est un peu un accomplissement. J’ai du mal à réaliser que je suis là. Ce voyage à Londres s’est fait sur un coup de tête. A deux reprises, il a bien failli ne jamais avoir lieu. J’essaie de me rendre compte à ce moment précis, que ça y est, j’y suis, je vais vraiment le faire…
(Si la pensée qui vous traverse actuellement c’est ça : « Franchement, se mettre dans des états pareils pour un gamin bigleux et défiguré qui lance des fusées avec un bout de bois ! En plus il s’appelle Harry. La loose. », sachez que je suis d’accord avec vous).

9h45 : on arrive devant les studios, que j’ai tant de fois vu en photo. J’ai de nouveau envie de pleurer mais me retient cette fois : à partir de là, je vais passer quasiment tout le temps derrière l’objectif pour être prise en photos devant tout et n’importe quoi. Arrivés dans le hall, un immense sapin illuminé nous attend. Quelques décors pour une mise en bouche : une réplique de la voiture volante, du placard à balai de Harry ou encore du chariot sur lequel les élèves transportent leur malle à la gare King’s Cross. On s’attarde un peu dans la boutique en attendant que le musée ouvre ses portes.

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Les glandus à Warner Bros Studio.
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J’étais bien équipée. Je vous rassure, l’écharpe Gryffondor n’est pas très loin

10h : ouverture de la visite. On nous enferme dans une première salle dans laquelle on nous diffuse une petite intro sur l’histoire du « phénomène » Harry Potter. Un mec nous briefe sur la visite et nous fait des blagues d’anglais. On nous fait ensuite entrer dans ce qui paraît être une salle de cinéma, où on nous projette un autre petit film d’intro présenté par les trois acteurs principaux du film, sur les studios qu’on s’apprête à voir. A la fin, l’écran se lève et laisse apparaître la porte de la Grande Salle de manière assez spectaculaire. Et à ce moment précis, je commence à flipper : une jeune femme à la voix criarde et parfaitement agaçante nous balance des explications fondamentalement inutiles.

Je prie pour qu’elle nous laisse tranquille le plus rapidement possible. Elle demande à la foule si c’est l’anniversaire de quelqu’un parmi nous. Une jeune femme, un peu plus âgée que moi, lève la main et est invitée à ouvrir la porte (Pfff, vas-y moi aussi c’est mon anniversaire si j’veux.). On découvre alors la Grande Salle, spécialement décorée à l’occasion de Noël.

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On reconnaît les décors du bal qui a lieu dans Harry Potter et la Coupe de Feu. Ce moment aurait pu être magique, fabuleux, incroyablement beau si seulement la madame avait arrêté de parler. Car à présent elle se met à criarder (je prends la peine d’inventer un mot pour l’occasion) à toute allure dans son micro pour nous donner une série d’informations dont on se fout complètement (vu que tout ce qu’elle nous décrit se trouve déjà devant nos yeux et que personne n’est aveugle dans la salle). Elle débite son discours sans s’arrêter et comble du pire : elle se met à faire des mises en scène pourries, sur un ton qui laisse présager que l’expérience à venir va être tout à fait sensationnelle : « Regardez !! Là, approchez-vous des tables, vous allez voir surgir des flammes en-dessous des chaudrons !! Attention, 3, 2, 1 et… Hop ! ». Mortel ! D’autant que les flammes sont presque invisibles. On veut s’attarder, prendre des photos, mais déjà on nous presse vers la pièce suivante. Je commence à me faire à l’idée que la nana va nous pourrir l’intégralité de la visite. Je me mets donc à réfléchir au meilleur moyen de l’assommer ou de lui enfoncer son micro dans la gorge, mais fort heureusement, pour notre bien et le sien, la nana ne nous suit pas et reste dans la Grande Salle pour accueillir un second groupe.

P_20171213_102142P_20171213_102217La suite de la visite, nous la traversons un peu comme nous le souhaitons, à l’allure que l’on veut. Le seul point noir : l’heure de départ de la navette de retour, 2h30 plus tard. A cet instant, ça me paraît bien peu : j’ai attendu tellement de temps pour voir ça que rester 3 petites heures sur les lieux me semble désespérément peu. Je tente de profiter au mieux de la visite malgré tout. On traverse une multiplicité de décors, d’accessoires, de costumes, de maquettes. On traverse réellement le Chemin de Traverse, la Forêt interdite, une partie de la maison des Dursleys et le Poudlard Express. La salle commune et le dortoir des Gryffondor, la cabane de Hagrid, le bureau de Dumbledore, la cuisine du Terrier, la classe de potions sont également reconstitués et visibles depuis des barrières. Je prends la pose devant d’innombrables décors mythiques.
On ne se dépêche pas mais on ne s’attarde pas trop non plus car nous ne savons pas combien de temps dure la visite exactement.

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Voilà ce que deux glandus peuvent voir dans le miroir du Riséd…

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Pour le vrai hall de King’s Cross –> ici
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Les dragées surprises de Bertie Crochue font de l’effet

Cette inquiétude aura malheureusement un peu gâché le moment passé dans les studios… Je regrette de ne pas avoir pris de photos avec mon appareil, les photos n’étant pas interdites (mais il est bien recommandé de mettre nos clichés sur les réseaux sociaux avec #studioswarnerbros). J’ai été par ailleurs déçue de la quasi omniprésence de l’activité commerciale durant le parcours (boutiques à l’intérieur de la visite, fonds verts pour se prendre en photo sur des balais ou avec une baguette magique dans le but de vous faire acheter un cliché ensuite, temps de visite calculé judicieusement pour que vous ayez tout le loisir de flâner dans la boutique de souvenirs à la fin…). Ça et les mises en scène du départ, ont réduit de beaucoup l’authenticité des lieux et la magie de l’instant. Malgré tout et indéniablement, nous en avons pris plein la vue. Surtout à la fin, lorsqu’on découvre avec stupeur la gigantesque maquette du château de Poudlard dans son intégralité. Emotion ultime.

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❤ ❤ ❤ ❤ ❤

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En voyant qu’il nous reste près d’1h avant de reprendre la navette, on reste 20min à contempler le château sous toutes ses coutures. Aurélien me propose de refaire tout le parcours à l’envers mais quelque chose m’en empêche : je préfère garder en mémoire l’éblouissement premier que j’ai eu à la découverte de chaque lieu. De plus je ne préfère pas revoir tout en accéléré. A rebours, je pense qu’il y avait aussi une grosse part de déception en moi : j’aurais aimé avoir la journée pour cette visite, et gérer mon temps comme je le souhaitais. L’immersion n’a pas été aussi intense que je l’avais imaginé. Et puis cette impression de vide, soudainement : voilà, c’est fait, c’est passé, c’est fini. Comme ça, si rapidement.

P_20171213_121438Une dernière salle se trouve entre celle du château et la sortie : une sorte de boutique Ollivander où l’on retrouve tous les noms des personnes ayant participé à la conception des films sur des boitiers de baguette. Un gars, visiblement spécialiste de cette salle, nous demande le nom de qui nous aimerions voir sur les boîtiers. Très originale, Je demande Emma Watson et J.K Rowling qui se trouvent presque au même endroit. Parce que nous sommes Français, il nous montre les noms de France De la Tour et de Clémence Poésy. On achète un mug pour ma soeur et un chocogrenouille pour nous. On aurait aimé acheter plus de souvenirs, mais les prix exorbitants et notre budget minuscule nous en a empêchés. Et c’est l’heure de repartir, dans un mélange étrange de tristesse, de frustration et d’envie irrépressible de revenir en arrière pour tout recommencer pour la première fois.

 

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