Le marché démesuré de Winter in Wonderland…


…Ou comment se retrouver dans un parc d’attraction quand on s’attendait à voir trois ou quatre chalets et une chorale.

Nous avons tenté une première approche du marché de Noël le Mercredi soir. Mais après les studios Harry Potter et plusieurs heures de marches dans les rues de Londres, nous étions lessivés. Ah, et pour qu’on soit bien bien finis, un déluge affreusement glacial s’est abattu sur nos pauvres âmes, à quelques pas du marché. Je ne pensais pas que « le froid qui ronge les os », était une expression qui pouvait être réellement ressentie, jusqu’à cette soirée-là. Nous tentons quand même de nous rendre au marché, où on finit par trouver de quoi manger dans un chalet qui vend des waffle, sorte d’énormes gaufres en cornet recouvertes de multiples garnitures assurément décadentes. On en prend une bien chargée : pomme cannelle, nutella et chocolat blanc. Une tuerie qui ne parvient tout de même pas à vaincre la fatigue et le froid. Trempés, et accompagnés de deux ou trois muscles survivants, nous avons utilisés le peu de force qui nous restait pour repartir nous endormir.
Mais dix minutes auront été suffisantes ce soir-là pour nous donner un aperçu de la démesure du lieu. Impossible de ne pas revenir.

Le lendemain, pour notre dernier soir à Londres, nous y sommes donc retournés.


 

/!Alerte photos dégueux!/ : comme pour l’article sur le quartier de la City (à lire par ici) et celui sur les studios Harry Potter (à lire par là), 98% des photos ont été prises avec nos téléphones car notre appareil photo n’avait plus de batterie. Et les photos de nuit avec un téléphone, on sait combien c’est hideux. Donc, désolée.

Jeudi 14 Décembre 2017

20h30 : cette fois, on visite le marché comme il se doit. Il faut se dire qu’une fois sur place, on ne peut qu’être littéralement scotchés tellement c’est inattendu : des manèges à sensation en plein milieu du marché (grande roue, grand huit, ascenseur, boule élastique, twister, train fantôme…), des allées immenses de chalets qui vendent de tout et n’importe quoi, des chapiteaux à l’entrée (payante) où l’on peut admirer des sculptures de glace, des villages à thème… On se croirait dans un lieu imaginaire, façonné selon les rêves les plus fous d’un gamin de 10 ans. Comme partout où nous sommes allés durant ce séjour, ça foisonne, et on ne sait pas où regarder tant il y a de choses à assimiler.  Je ne sais même pas si on peut encore appeler ça un marché d’ailleurs. En tout cas, ce n’est pas un marché au sens traditionnel du terme. Ici, la fête foraine s’est tapée l’incruste.

P_20171214_203318DSC_0563DSC_0320DSC_0318DSC_0317Nous nageons au milieu des confiseries et des manèges à sensation illuminés façon Noël. En passant devant le train fantôme, on a un peu l’impression de se retrouver dans l’Etrange Noël de Monsieur Jack. Instant glagla : je me demande comment les gens peuvent songer à faire des manèges en altitude avec un froid pareil. On traverse ensuite la reconstitution d’un village bavarois, où le marché prend des allures de festival : musique, bière, foule qui danse, chante, foule en délire et soûle. De nombreux petits restaurants parsèment le village. C’est gigantesque et chaleureux. C’est ouf. Une marionnette bavaroise géante nous surplombe ; elle est articulée et fait carrément peur.

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A chaque détour on découvre un nouvel élément incongru : une cascade, une sorte de grand moulin, un grand huit, un tunnel d’arcades lumineuses…
Nous partons en quête des sculptures de glace qu’Aurélien veut absolument voir. On retraverse tout le marché mais lorsqu’on arrive devant le chapiteau, une fille nous demande notre ticket et nous informe que c’est 15£ pour entrer. OK. Tant pis. Aurélien est triste, ce dernier échec de la journée finit par l’achever complètement. Du coup on retourne au stand de waffle (il faut absolument qu’on goûte un autre parfum). Mais Aurélien, complètement écœuré par l’odeur des fish and chips – qui nous aura poursuivi tout au long de notre séjour – ne partage pas avec moi ce doux (mais excessif) festin.

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Epuisés, et de nouveau vaincus par le froid, on rentre à l’auberge.

23h : on se couche. Dans exactement 2h, le réveil va sonner.

 

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