Boutiques fantastiques, traboules secrètes et bouchons : promenade magique au Vieux Lyon…


…Ou comment se retrouver sur un Chemin de Traverse moldu.

Pavé poli et re-poli par les ans, architecture qui se donne des allures d’Italie, boutiques incongrues et passages camouflés… ça y est vous y êtes, vous avez pénétré l’enceinte du Vieux Lyon. Baissez les yeux, non, levez-les… ou plutôt non, démultipliez-les. Il ne faut ici rien manquer.


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La cathédrale Saint-Jean

Remémorez-vous Harry la première fois que le Chemin de Traverse apparaît devant ses yeux ébahis. Et bien, le Vieux Lyon, c’est cette ambiance garantie. A votre droite, la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste. A votre gauche, la place Saint-Jean, surplombée par la Basilique de Fourvière. Et devant vous, à l’étroitesse si pittoresque, la rue Saint-Jean.

Une aura Moyenâgeuse traîne par ici, une grande ancienneté que les pierres vous murmurent. Vous comprenez peu à peu – et non sans un plaisir grandissant – que vous entreprenez là un voyage dans le temps : une autre époque, une autre ambiance. Vous déambulez sur le Chemin de Traverse de Lyon. Et maintenant que la voie se déroule devant vous, vous aimeriez que ça n’en finisse jamais. Les enseignes se succèdent… et les odeurs aussi. Le fumet des spécialités lyonnaises se répand depuis les multiples restaurants qui jalonnent régulièrement la rue, ceux que l’on nomme les « bouchons lyonnais » ; les parfums savoureux qui se dégagent des stands de crêpes ou de marrons grillés s’infiltrent amoureusement dans vos narines et ne manquent pas de vous faire faillir ; sans compter les devantures des boutiques qui vous hurlent de venir voir ce qu’elles renferment. L’été, vous succombez fatalement, inévitablement et sans résistance aucune, à l’un des innombrables glaciers de la rue Saint-Jean. Certains vont jusqu’à vous proposez de la glace au goût de potiron. A vous de voir, à vous de risquer vos papilles !

Il est vrai que les boutiques ne proposent ni hiboux, ni baguette magique, ni chaudron. Mais des librairies minuscules, que l’on remarque à peine, coincées entre deux restaurants typiquement lyonnais, vous proposent des grimoires aussi vieux et rabougris que précieux et rares. D’autres, un peu plus grandes, ont des airs de Fleury et Bott. Toujours dans cette rue enchanteresse, vous ne passez certainement pas à côté du Musée des décors de cinéma sans au moins vous approcher des vitrines où le costume de Hellboy côtoie celui de C3PO. Un aperçu d’une pièce miniature, élaborée par Dan Ohlmann, le fondateur du musée, vous convainc définitivement de sacrifier un peu de votre temps pour finalement tout visiter.

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Un décor du film « Le Parfum »

Enfin, si vous traversez cette rue, vous ne remarquerez peut-être pas – trop absorbé que vous-êtes par toutes ces odeurs et ce tumulte bouillonnant – les petits passages secrets qui se cachent derrière des portes d’apparence fermées. Ces portes, vous pouvez les pousser, et franchir leur seuil. N’ayez crainte, nulle créature magique ou quelconque mauvais maléfice ne vous attend de l’autre côté. Il fait un peu sombre mais le calme, après les bruits de la foule, vous envahit soudain agréablement. Vous êtes dans l’une des 500 traboules de la ville (dont environ 200 se trouvent dans le Vieux Lyon). Ces traboules sont de petits passages aux plafonds bas (ici, mieux vaut être nain que géant) qui débouchent bien souvent vers quelque merveille architecturale, ou boutique médiévale. Parfois, il s’agit tout simplement de raccourcis, qui vous donnent accès à une rue parallèle. Expérience pratique et tout à fait sympathique ! Attention toutefois : ces traboules traversent souvent des habitations. Il faut donc se faire souris et passer en catimini. La magie dure un court instant, le temps d’un passage, mais triomphe toujours. Les adeptes d’Histoire et d’histoires se retrouvent ici enfants émerveillés et ne veulent plus quitter ce conte de fée. Parfait, car le Vieux Lyon ne se limite pas à la rue Saint-Jean, bien trop courte à notre goût…

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Traboule

Si vous cherchez bien aux alentours, vous dénicherez peut-être le petit mais pas moins charmant musée des Automates dans le quartier Saint-Georges, ou le plus grand et somptueux Musée Gadagne, qui vous retrace intimement le riche passé de Lugdunum, avec une partie entièrement dédiée aux marionnettes, dont la vedette n’est nul autre que ce vieux Guignol dont vous avez forcément entendu parler…

Si vous êtes à l’Hôtel Gadagne, vous vous trouvez maintenant à la limite de Saint-Paul, ce petit quartier un peu en retrait, au bout du Vieux Lyon, mais qui vaut bien le détour, de jour comme de nuit. Vous y trouverez bon nombre de bars et de cafés-théâtres. Et puis, cherchez, cherchez ces quelques 200 passages secrets des canuts Lyonnais qui se trouvent ici, bien cachés, mais pourtant juste sous vos yeux.

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Montée du Gourguillon

Le Vieux Chemin ne se clôture pas ici par quelque immense banque de marbre blanc, mais se déploie aux alentours en d’innombrables artères. C’est un quartier à fouiller, à apprivoiser. Pour bien connaître ses secrets, et se pâmer d’y déambuler plus vite que le commun des mortels, grâce à ses passages dérobés, il faut encore et encore y retourner. Mais jamais, non jamais, les découvertes au Vieux Lyon vous ne terminerez.

Je vous raconte ma vie…

dsc_0122Nous sommes allés tellement de fois au Vieux Lyon, mon cher et tendre et moi, que je ne sais par où commencer. Et comme je ne suis pas toujours très organisée, je vous propose un bric-à-brac d’avis divers et variés…

–>Nous affectionnons tout particulièrement le musée des décors du Cinéma et des miniatures que nous avons visité environ 5 ou 6 fois (à chaque fois qu’un nouvel invité compte sur nous pour découvrir la ville, c’est un prétexte de plus pour y retourner). Les passionnés de cinéma et de décors ont toujours de quoi être ravis !

–>Nous ne résistons jamais à déguster un nouveau parfum de glace (quitte à se rendre exclusivement pour ça au Vieux Lyon l’été, bravant courageusement la file d’attente qui obstrue entièrement la rue à plusieurs endroits). Notre glacier préféré est sans nul doute Terre Adélice qui propose le fameux parfum potiron (que nous n’avons pas encore eu l’audace de tester) et chez qui nous retournons presque systématiquement.

–>Les librairies sont fabuleuses. Il ne faut surtout pas avoir peur d’y entrer, malgré l’aspect peu engageant de certaines d’entre elles.

–>Quelques boutiques sont à ne pas manquer. Pour les curieux et férus de l’époque médiévale, nous vous conseillons d’aller faire un tour chez Mandragore, bien cachée au fond d’une traboule. L’entrée est toutefois indiquée par un écriteau et se situe juste après le magasin qui vend du miel.

Pour les passionnés de cinéma, nous vous conseillons d’aller faire un tour chez Loulou qui proposent des tirages et reproductions d’affiches de films. Vous y trouverez notamment tous les grands classiques et films cultes.

Enfin, du côté de Saint-Georges, allez faire un tour aux Ateliers de Marinette.  Ils vendent tout un bric-à-brac vintage qu’ils rénovent eux-mêmes. Ils sont également spécialistes de Polaroid et argentiques. Extra !

https://www.leluminarium.com–>Je vous conseille également Le Luminarium, un chouette salon de thé, plutôt branché.

–>La Cathédrale Saint-Jean est à ne surtout pas manquer. De toute façon elle est plutôt visible, et puis une fois devant, vous vous retrouverez soudainement à l’intérieur, sans avoir eu le temps de chercher à comprendre.

–>Le musée des Automates est à faire, surtout pour les enfants.

–>Sinon, je m’interroge encore aujourd’hui sur l’utilité de certaines boutiques qui jalonnent la rue Saint-Jean, et dont je n’ai jamais franchi le seuil…

–>Comme nous ne sommes pas très restaurants Aurélien et moi, nous n’avons guère essayé les Bouchons (honte à nous).

–>Et si je devais ajouter une petite note négative supplémentaire, je me dois de mentionner la plus grosse bévue de Lyon, que l’on retrouve très souvent et un peu partout dans le centre-ville : la foule. Ici, elle est d’autant plus compacte que la rue Saint-jean est étroite. L’été, c’est constant. Si vous n’avez pas le choix et que vous n’avez aucun autre moment pour visiter le Vieux Lyon, il faut donc être (très) patient et cheminer calmement. Je vous conseille toutefois d’y aller en période scolaire, un matin et en pleine semaine (rien de compliqué enfin !). Au moins, vous êtes sûrs d’être tranquilles et d’avoir la rue pour presque vous tout seul…

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Indéniablement, le Vieux Lyon est malgré tout un endroit magique. Nombre des enseignes établies ici ne se retrouvent nulle part ailleurs, et il y en aura toujours une qui vous enchantera et vous fera déclamer d’un ton empressé un « oh ! Il faut absolument que j’aille voir ! ». C’est un quartier chargé d’histoire, et même si vous n’en êtes pas féru, vous le verrez et le ressentirez avec force. Tout, mis à part ce malheureux supermarché perdu au milieu des Bouchons lyonnais, revendique sa part de passé, son anecdote, son détail discret. Ce sont tous ces éléments rassemblés qui forment l’ambiance un brin irréelle et décalée du Vieux Lyon. C’est un peu un autre monde, pourtant juste là, non loin des grandes tours modernes et de la circulation. Un peu comme un Chemin de Traverse derrière un mur de brique, si vous voyez ce que je veux dire…

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Petit guide pratique pour se rendre au Vieux Lyon

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Une station Vélo’v se trouve juste à l’entrée du Vieux Lyon, à proximité immédiate de la bouche de métro. Je vous déconseille fortement de vous aventurer dans la rue Saint-Jean à vélo ; vous irez certainement plus vite à pieds…

La station « Vieux Lyon » se trouve sur la ligne du Métro D. C’est aussi à cette station que l’on peut prendre le funiculaire pour Fourvière ou pour Saint-Just.

Vous pouvez aussi prendre les bus 27, 31 et C20.

A pieds, c’est plus sympa ! Passez par Bellecour et tout droit en direction de la Basilique de Fourvière. Vous traversez le pont Bonaparte et passez devant la magnifique bibliothèque Saint-Jean, située dans l’établissement du Palais épiscopal. Vous y êtes !

En voiture, vous aurez cinq parkings possibles : 1) parc Saint-Jean, près de la cathédrale, 2) Saint-Georges, en plein cœur du quartier… Saint-Georges, 3) SaintAntoine, sur le quai mais sur la Presqu’île, 4) les Célestins, sur le quai des Célestins, aussi sur la Presqu’île.

Pour aller plus loin…

Si vous souhaitez avoir plus de conseils pour visiter le Vieux Lyon, je vous recommande Le Guide pratique du Vieux Lyon, par Anne-Marie Niveau. Le livre est pas mal fichu. Il résume bien l’essentiel de ce qu’il faut voir dans les trois quartiers : Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul. Il propose même au début un petit récapitulatif des deux principaux styles architecturaux qui cohabitent au Vieux Lyon (Gothique et Renaissance) et comment les repérer. Le livre est à la fois traduit en français et en anglais.

Et si vous aimez l’Histoire, optez pour le livre d’André Pelletier Lyon Fourvière, Vieux Lyon, découvrir la ville autrement. Vous y trouverez à la fois un guide et un bon résumé historique pour chacun des trois quartiers du Vieux Lyon. Le livre est bien illustré, autant par des photographies que par des peintures et des cartes anciennes. Il propose d’ailleurs une carte actuelle de Fourvière et du Vieux Lyon, claire mais toutefois peu détaillée. Ce guide est également en français et en anglais.

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