Un avant-goût de Noël en Alsace. Partie 2 : Strasbourg


…Ou comment nous avons regretté de ne pas avoir pris une semaine de congés pour visiter la région

Je vous avais raconté dans cet autre article les débuts de notre week-end en Alsace. Notre but était de faire la tournée des marchés de Noël. Nous avions donc commencer par le marché médiéval de Ribeauvillé pour enchaîner ensuite avec celui de Strasbourg.


La découverte de notre hôtel huit étoiles

Vers 15h : On débarque à notre hôtel à Saint-Dié des Vosges. Comme nous avions un budget plus que serré, nous avons opté pour l’hôtel le moins cher dans une ville un peu (beaucoup) excentrée de nos points d’intérêts. Regret profond. Et ce, pour trois raisons principales :

-Les longues distances à parcourir en voiture, ça fait quand même perdre pas mal de temps sur un week-end. D’autant que nous n’avions pas vérifier la situation géographique de Saint-Dié, qui se trouve en fait de l’autre côté du col du Bonhomme par rapport à Colmar. Une route des plus pratiques, comme vous pouvez l’imaginer…

-Les gilets jaunes. C’est là qu’on se rend compte des différences marquées qu’il peut exister entre deux départements pourtant voisins : à notre arrivée dans les Vosges, on croise une flopée de manifestants. Durant notre traversée de l’Alsace en revanche, nous n’en avons pas vu un seul. Les gilets jaunes bloquaient la sortie du rond-point qui menait à notre hôtel. Nous avons été obligés de faire un détour pour y accéder.

-A ce prix-là (23 euros la chambre pour une nuit), il ne fallait pas s’attendre à du grand confort. On s’y était préparés, certes, mais visiblement pas assez. Nous savions que la chambre allait être petite et sans accommodations particulières mais nous n’avions pas prévu la très forte odeur de renfermé (toujours présente, même après 1h d’aération), les douches partagées dégueulasses (prévoyez les tongs comme dans les campings), les toilettes avec punaises sur les murs pour vous tenir compagnie pendant que vous faites vos petites affaires, et… les gens qui vous dévisagent à votre arrivée.

Nous nous garons sur le parking de l’hôtel. Un groupe de trois personnes que l’on prend pour des clients (mais qui, on le découvrira plus tard, sont en fait les gérants) discute devant l’entrée ; deux femmes assez jeunes et un homme, la soixantaine. Ils s’arrêtent immédiatement de parler à notre arrivée, et nous dévisage de haut en bas. On se dépêche de passer, pour entrer au plus vite à l’intérieur. Les yeux toujours braqués sur nous, ils nous laissent gentiment actionner la poignée de la porte avant de nous informer tous les trois en cœur : « C’est fermé ! Il faut passer par la borne à côté ! ». Nous passons par la borne à côté. Il faut imprimer un ticket mais rien ne se passe quand on appuie sur le bouton « impression ». Au bout de trois essais, l’homme se met à aboyer derrière nous : « ça ne fonctionne pas, il faut que vous notiez le numéro ! C’est écrit juste au-dessus. ». On lève le regard et on voit effectivement un bout de papier qu’on n’avait absolument pas remarqué jusqu’à présent. Je me retourne et le remercie avec un grand sourire. Il répond d’un ton fort désagréable : « Ah ben de rien, c’est juste que moi je sais lire ! ». Avec Aurélien, on a qu’une envie : se barrer en courant et chercher un autre hôtel. Mais bon, on a réservé.  C’est juste pour dormir hein.

En tout cas, si vous voulez loger à Saint-Dié-des-Vosges (que nous n’avons pas traversé vu que notre hôtel était situé à l’extérieur de la ville), n’allez surtout pas ici.

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La magie de Strasbourg

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Vers 15h30, direction Strasbourg. Etrangement, on se gare hyper facilement à seulement 10min de la cathédrale. Gros coup de bol.

Notre balade commence par le quai des Bateliers. Strasbourg est une ville étudiante et on s’en aperçoit dès les premières minutes. Les étudiants sont partout, ils vous frôlent à vélo avec de la musique électro chill sur leur enceinte bluetooth. L’ambiance est agréable, douce et charmante. On traverse un petit pont au-dessus de la rivière Ill, qui longe le centre historique. La nuit tombe peu à peu ; les centaines de petites étoiles dorées qui parsèment le feuillage des arbres autour de nous commencent à éclairer chaleureusement les quais. La cathédrale pointe déjà son clocher derrière les bâtiments. On se sent bien ; le charme de Strasbourg a opéré instantanément.

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La cathédrale Notre-Dame est incroyable. Gigantesque au-dessus de nous et si parfaite. On ne peut s’empêcher d’éprouver un respect muet au pied de cette immense dame de pierre à la grâce monumentale.  Malheureusement, nos photos de nuit ne lui rendent pas assez hommage…

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C’est ici, en plein courant d’air, que nous rejoignent Auriane et Yohan. Il commence à pleuvoir de fines gouttes, et ça caille. Du coup, première initiative : boire du vin chaud (et une tartine de fromage au passage). On s’aventure alors dans la foule compacte du marché de Noël, où l’on finit par se dégoter une petite variété de gâteau alsacien. Le marché est assez décevant comparé à celui que nous avions vu le matin à Ribeauvillé, où tout était fait à la main. Il est vrai qu’il est difficile de trouver plus authentique.

Nous avons cependant beaucoup apprécié la balade dans la ville, somptueusement décorée. Ici, les décorations artisanales typiques d’Alsace côtoient les illuminations modernes. Le tout est composé de façon harmonieuse et s’accorde à merveille. Dommage que la foule soit si dense. Nous avons dû même renoncer à nous engager dans certaines rues tellement il y avait de monde. Pour donner un ordre d’idée à nos amis les Lyonnais : Strasbourg à Noël est digne de Lyon pendant la Fête des Lumières.

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Nous parvenons ensuite judqu’à la place Kléber où l’on découvre le gigantesque sapin de Noël…

Après un stop WC aux Galeries Lafayette (un bon plan pour ceux qui ont des problèmes de vessie récurrents), on termine par la Petite France, réputée pour être un des endroits les plus touristiques de la ville et située dans le centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le quartier est particulièrement mignon, et étonnamment plus calme, peut-être en raison de son éloignement par rapport au marché. Je me rends compte de l’importance pour un endroit d’être classé par l’UNESCO : l’historicité et le charme originel des lieux sont entièrement préservés. C’est comme si on quittait notre petite vie moderne pour faire un bon dans le temps (avec quand même les touristes et les boutiques de souvenirs qui rappellent qu’on est bien dans le présent). C’est exactement ce que nous ressentons lorsque nous nous rendons dans le quartier du Vieux Lyon. Ici, nous quittons les grands immeubles à l’architecture contemporaine pour les petites maisons à colombage. Les ruelles sont pavées, les illuminations plus discrètes.

Nous parcourons le quartier beaucoup trop rapidement à mon goût. Mais nous sommes tous exténués et il fait vraiment très froid. Comme nous ne profitons plus de rien dans cet état, nous décidons de retourner à nos hôtels respectifs. Non sans passer toutefois par les canaux de la Petite France, sombres et calmes à cette heure, mais ravissants.

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Impressions ?

DSC_0626–>Il faudra impérativement que nous retournions parcourir la ville sur plusieurs jours. Visiter la cathédrale, retourner dans la Petite France et explorer les petites ruelles de fond en comble.

–>Noël à Strasbourg, ça vaut définitivement le coup, mais il faut s’armer de patience car la foule vous met véritablement à l’épreuve et vous épuise.

–>Pour voir l’intégralité des festivités de Noël (sans même parler de la visite plus approfondie de la ville) il faut bien plus qu’une demie journée à peine comme nous l’avons fait. Nous avons manqué beaucoup de points d’intérêts et traverser les différents quartiers bien trop rapidement, sans prendre le temps de s’attarder et de profiter pleinement du charme des lieux. Je pense qu’une journée complète serait plus appropriée.

Nous hésitions à revenir passer une partie de la journée du dimanche à Strasbourg mais ma belle-soeur et son copain repartaient en fin d’après-midi et nous voulions vraiment voir les marchés de Colmar et des petits villages aux alentours. On avait entendu dire qu’ils étaient encore plus beaux et plus féériques que celui de Strasbourg et il était hors de question pour nous de louper ça !


Pour en savoir plus sur le marché de Noël de Strasbourg et les informations pratiques, c’est par ici.

Pour lire la suite de nos péripéties en Alsace, c’est par-là.

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