La journée idéale d’Etienne à Lyon…


…Ou comment revisiter le patrimoine historique de la ville sans mourir étouffer dans un bain de foule.

Pour démarrer mon nouveau concept de « la journée idéale » (si tu ne sais pas ce que c’est, je t’invite à aller lire ceci), quoi de mieux que de commencer par la ville où j’habite ? Lyon est une ville que j’apprécie beaucoup et qui offre une multitude de choses à voir et à faire. Entre un patrimoine historique et culturel extrêmement riche, un centre-ville très chic et ultra dynamique et des quartiers en reconversion, Lyon est un excellent terrain de jeu pour tester une première journée idéale. Ni une ni deux, je fais donc appel à une de mes connaissances sur place : Etienne.

Etienne vit à Lyon depuis deux ans. Il termine son Master en Sciences politiques à l’Université Lyon II.
Pour sa journée idéale, il a choisi d’effectuer une balade à travers la ville, en prenant soin de sortir des zones un peu trop touristiques. Je lui avais demandé, avant de nous lancer, ce qu’il ferait s’il devait faire visiter la ville à des gens qui n’avaient jamais mis les pieds à Lyon. Je lui avais aussi demandé de prendre en compte les quartiers de Lyon qu’il préférait ou qui, selon lui, méritaient qu’on leur porte une attention particulière.

Nous voilà donc partis pour un parcours idéal à travers différents quartiers de la ville de Lyon, selon Etienne.

Nous avons parcouru un peu plus de 10 kilomètres à travers la ville, en partant de Confluence le matin à 10h, pour finir sur les quais de Saône, proche de Vaise, aux alentours de 16h. Voici la carte de notre trajet (notre point de départ se situe au niveau du point rose. La carte est découpée en deux itinéraires : celui du matin – des point A à H – et celui de l’après-midi – des points A à F.) :

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Sommaire de l’article :

Le déroulement de la journée
Les impressions sur la journée
L’expérience d’Etienne à Lyon
Le carnet d’adresses d’Etienne à Lyon


Samedi 08 Septembre 2018

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10h : pour démarrer cette journée, départ le matin, depuis le centre commercial de Confluence, un quartier en totale reconversion depuis le début des années 2000, situé à la pointe de la Presqu’île, en-dessous de la gare Perrache.

Le quartier de la Confluence

Ancienne zone industrielle, Confluence n’était absolument pas fréquentée par les touristes et était considérée comme un quartier « à éviter ». A présent, l’industrie a laissé place à la culture et aux loisirs dans un espace reconstruit selon le modèle de l’éco-quartier : les bâtiments du secteur ont tous été élaborés de manière à produire une faible consommation énergétique.

Confluence est un quartier à l’architecture très contemporaine et très audacieuse. Un pari risqué mais qui pour l’instant, a fonctionné : malgré sa position excentrée, l’endroit s’est repeuplé grâce à la construction de nombreux logements modernes et les touristes sont bien là, attirés par le look osé de la Confluence, ainsi que par son Pôle de Commerce et de Loisirs, son Musée et ses nombreuses manifestations culturelles. Pour vous donner une idée du style architectural, voici quelques exemples de structures d’habitations à Confluence :

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Nous commençons la visite du quartier par le quai Rambaud que nous redescendons entièrement, le long de la Saône. Nous croisons plusieurs bâtiments célèbres de la Confluence : le curieux « Cube Orange », qui abrite des bureaux, et le non moins étrange « Cube Vert », où le siège mondial de la chaîne d’information européenne Euronews a élu domicile. Ou encore la Sucrière, exemple de bâtiment industriel réhabilité et qui propose aujourd’hui un large espace événementiel pour des expositions ou manifestations culturelles.

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Nous contournons ensuite le Musée des Confluences, à la toute pointe de la Presqu’île. Ce musée, à l’architecture hors normes (comme bon nombre de bâtiments du quartier), impressionne par son originalité et son volume. Il s’agit d’un musée d’histoire naturelle qui abrite une collection de plus de 2 millions d’objets. Le parcours permanent comprend trois expositions autour de l’origine de l’humanité, de son évolution et de son devenir. Le musée accueille également chaque année, de nombreuses expositions temporaires sur des sujets plus précis et variés : la vie d’écrivains, peintres ou scientifiques célèbres, le récit d’expéditions, une reconstitution de cabinets de curiosités, un retour sur l’histoire du cinéma ou encore un zoom sur la culture japonaise ou inuit…

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Derrière le Musée
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A l’entrée du Musée

Nous remontons ensuite sur le Cours Charlemagne, pour rejoindre à nouveau le Centre Commercial. Il s’agit du deuxième centre commercial le plus important de Lyon, après celui de Part-Dieu.

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De Sainte-Blandine à Saint Martin d’Ainay

Nous empruntons la passerelle Florence Arthaud et traversons les petits jardins d’Erevan pour quitter le quartier Confluence et rejoindre l’église Sainte Blandine, qui, au grand désespoir d’Etienne, se trouve malheureusement fermée.

Etienne me conduit ensuite jusqu’à la gare Perrache, où nous faisons un petit crochet par le nouveau campus de l’Université Catholique de Lyon, construit entre 2010 et 2015 à partir de l’ancienne prison Saint-Paul, dans le cadre du projet de réhabilitation de la Confluence. Le bâtiment est surprenant : les architectes ont su concevoir un édifice moderne tout en gardant la structure du XIXe siècle de l’ancienne prison. Sous les vitres extérieures apparaissent donc les pierres ocres du bâtiment originel. Comme quoi, lier le moderne à l’ancien, ça peut marcher ! Ici en l’occurrence, le rendu est tout à fait esthétique et pousse à la curiosité. Nous avons donc franchi les portes de l’université, ouverte au public, pour aller admirer cela de plus près.

Afin de traverser la gare plus aisément (la gare Perrache est une vraie fourmilière, surtout un samedi), nous décidons de passer par un tunnel ouvert aux piétons pour déboucher de l’autre côté, Place Carnot.
Nous continuons un peu rue Victor Hugo, jusqu’à bifurquer sur notre gauche, dans les ruelles parallèles, afin de rejoindre le prochain objectif d’Etienne : la Basilique Saint Martin d’Ainay.
Pourtant située en plein cœur de la Presqu’île, entre les quartiers très fréquentés de Bellecour et de Perrache, la basilique n’est pas la plus remarquée car elle n’est pas située sur une grande place ou un axe principal. Et pourtant, elle vaut mille fois d’être vue. Ce magnifique édifice de style roman est en partie daté des X et XIe siècles. Charmante découverte !

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A nouveau, nous rejoignons les quais de Saône, où nous nous installons tranquillement pour dévorer notre pique-nique, près de ce qui fut autrefois le pont d’Ainay. Les vestiges des points d’ancrage de ce pont, détruit en 1944 et non reconstruit, sont encore visibles (en tout cas, du côté Presqu’île, sur la rive gauche de la Saône). Nous nous trouvons d’ailleurs sur une portion des rives de Saône inclue dans le périmètre inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. On aperçoit, de notre position, la Basilique Notre-Dame de Fourvière, et un bout de l’Eglise Saint-Georges.

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Le quartier historique : de Saint-Georges à Saint-Paul

Après une pause bien méritée (déjà près de 6km dans les pattes tout de même), nous reprenons notre balade. Etienne souhaite poursuivre cette petite visite de l’autre côté de la Saône. Nous empruntons donc la passerelle Saint-Georges, afin de rejoindre le quartier du même nom.

Nous parcourons une bonne partie de la rue Saint-Georges, en direction du quartier Saint Jean, et passons devant le Théâtre de la Maison de Guignol. Ce petit théâtre, très photogénique de l’extérieur, met en scène son emblématique marionnette depuis 1965. Il accueille également aujourd’hui de nombreux spectacles d’humoristes. La Montée du Gourguillon, où il se situe, nous offre un très bel aperçu de ce qu’est le Vieux Lyon. Aucun doute, nous nous trouvons ici dans l’enceinte historique et préservée de la ville. Premier indice : les rues étroites et pavées.

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Le Théâtre à gauche. A droite, la Montée du Gourguillon
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Etroitesse

Nous poursuivons notre chemin sur la rue Tramassac, où l’on peut voir la traversée des funiculaires qui mènent à la colline de Fourvière. Nous ne résistons pas à faire un petit crochet par la place Saint Jean et sa magnifique cathédrale, pour flâner par hasard dans un marché de poterie.

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Photo (surexposée) de la rue Tramassac
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La cathédrale Saint-Jean

Nous décidons ensuite de fuir la zone touristique du Vieux Lyon et de rallier le quartier Saint Paul par les petites ruelles moins fréquentées. Nous passons par la rue du Bœuf et la rue Gadagne, et ne résistons pas à mettre le nez dans une ou deux traboules, ces petits passages cachés derrière des portes qui permettaient aux canuts (les fameux tisserands de la soie lyonnais) de traverser la ville plus aisément.

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Les quais de Saône

Après avoir atteint la petite place Saint-Paul, nous quittons le périmètre sauvegardé par l’UNESCO afin de rejoindre, une fois encore, les quais de Saône. Pour la dernière partie de cette journée idéale, Etienne souhaitait remonter les quais le long du fleuve. Les rives de la Saône sont beaucoup moins fréquentées que celles du Rhône, et pourtant, elles valent tout autant d’être visitées. Plus tranquilles, elles offrent une balade particulièrement plaisante au fil de l’eau. La rive gauche a d’ailleurs été aménagée sur 15 kilomètres afin de permettre aux piétons (s’ils en ont le courage) de rallier agréablement la Confluence à l’Ile Barbe.

Nous empruntons la passerelle Saint Vincent et de nouveau, nous longeons les quais côté Presqu’île. Nous continuons notre marche sur un peu plus de deux kilomètres, avant de nous reposer au calme, face à la Gare de Vaise de l’autre côté de la Saône. Nous restons là une petite heure, le temps de détendre nos jambes, avant de reprendre la route en sens inverse, et de terminer notre périple place Saint Jean, pour une pause gourmande bien méritée.

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Impressions de la journée ?

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–> Etienne nous a concocté un très joli parcours, très riche en patrimoine historique (édifices religieux avec l’Eglise Saint-Blandine, la Basilique Saint Martin d’Ainay, l’Eglise Saint-Antoine ; périmètre du Vieux Lyon classé au patrimoine de l’Unesco ; ancienne prison Saint-Paul sous la construction moderne du nouveau campus de l’Université Catholique de Lyon). Cet aspect de la ville est sans doute immanquable : qui vient à Lyon ne peut passer à côté d’un quartier ou d’un monument du passé. La ville a su conserver et mettre en avant son patrimoine historique tout en réhabilitant ses différents quartiers. Nous en avons eu ici un exemple flagrant avec le quartier de la Confluence, où, à côté des constructions modernes (Centre commercial, Musée, logements, bureaux), d’anciennes infrastructures ont été conservées et rénovées pour de nouveaux usages (le port Rambaud, la Sucrière, les halles…). La Saône a été le point d’intérêt majeur du parcours ; elle a accompagné notre balade à plusieurs reprises et nous a dévoilé ses multiples facettes : tantôt commerciale et industrielle sur les quais de la Confluence, tantôt historique à l’approche du Vieux Lyon, tantôt urbaine à l’approche du 1er arrondissement et jusqu’aux confins de la ville.

–> J’ai pu découvrir deux ou trois lieux que je ne connaissais pas : la Basilique Saint Martin d’Ainay et une bonne partie des quais de Saône, du côté de la Confluence, puis plus haut sur les quais Saint-Vincent et Joseph Gillet.

–> Le parcours choisi par Etienne est une excellente alternative pour les personnes qui souhaiteraient voir autre chose que la place Bellecour, les Terreaux et le Vieux Lyon (bien qu’immanquables eux-aussi !). Le parcours peut être bien entendu raccourci ou adapté et est facilement praticable à vélo (la rive gauche de la Saône est en grande partie aménagée pour les cyclistes : voir ici).

–> C’était une balade dense mais riche et très agréable. Je remercie infiniment Etienne pour m’avoir consacré cette journée et m’avoir livré sa vision personnelle de la ville, en dehors des sentiers trop fréquentés.

Cette première expérience de journée idéale fut donc très positive, et je suis prête à la renouveler dès que possible !


L’expérience d’Etienne à Lyon

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Pour terminer la journée, nous nous sommes posés tranquillement sur les quais de Saône. J’en ai profité pour interroger Etienne au sujet de son parcours à Lyon en tant qu’étudiant. Je vous livre donc ici son expérience, son ressenti et ses recommandations.

Qu’es-tu venu faire à Lyon Etienne ?

Je suis arrivé à Lyon en 2015, afin d’y effectuer mon Master de Science Politique. J’ai vécu dans un petit appartement étudiant dans le 3e arrondissement vers le quartier Part-Dieu, et non loin de Saxe, un peu au milieu de tout. C’est parfait pour se balader, aller en ville, et très tranquille car c’est en même temps un quartier résidentiel assez calme.

Tu dis que tu habites dans le 3e arrondissement : quelles habitudes avais-tu là-bas ?

Vers ma rue il y a la Place Guichard, où il y a pas mal de petits bars et des marchés le week-end. Je n’ai finalement pas beaucoup d’habitudes dans mon quartier. Je passe plus de temps dans les quartiers du Vieux Lyon, de la Presqu’ile, ou à la Guillotière. Mais la zone tout autour de Part-Dieu commence à se développer ; il y a de plus en plus de choses à faire et on y trouve de nombreux petits restos. C’est un quartier où tu te repères facilement et qui permet d’accéder rapidement à la gare Part-Dieu.

Quels sont les endroits où tu préfères aller à Lyon ?

Avec les copains, on va souvent voir les matchs de rugby dans les pubs, comme le Johnny Walsh, le King’s Arthur ou encore La Fourmilière, tout proche de la fac. Il y a pas mal de petits bars sympas dans le quartier autour de l’Université Lyon II.
Sinon j’aime beaucoup me balader sur les quais. J’ai découvert les quais de Saône il n’y a pas longtemps, tout à fait par hasard. Je n’avais pas prévu d’y aller mais j’avais envie de marcher et de me balader sur des chemins que je n’avais pas l’habitude d’emprunter. C’est comme ça que j’ai atterri vers l’île Barbe que j’ai trouvé super jolie. C’est assez loin de chez moi mais c’est calme, il y a beaucoup moins de monde.
Je vais souvent courir sur les Quais du Rhône aussi.

Si tu ne devais choisir que trois lieux de Lyon ?

J’aime bien Saint Paul, pour les pubs. La Guillotière, pour l’ambiance. Et les quais du Rhône.

Qu’est-ce que tu n’aimes pas à Lyon ? Est-ce qu’il y a des aspects de la ville que tu aimes moins ?

La taille et le monde. Je déteste prendre le tramway jusqu’à Bron à 8h avec tous les autres étudiants. La fac est très isolée donc ce n’est vraiment pas pratique. Il faut compter 1h de trajet tous les jours, voire plus, et le campus n’est desservi que par une seule ligne de tram. Une fois qu’on est là-bas, ce n’est que du béton. Des hangars avec d’immenses parkings et l’autoroute qui passe au milieu. Quand tu as du temps libre, tu n’as pas envie de rester dans le coin. Il n’y a pas même un café pour se poser. Pour résumer, je fais une heure de trajet dans les transports pour arriver dans des préfabriqués pas chauffés l’hiver. C’est une ambiance à part… J’aurais pu choisir d’habiter plus près de la fac, mais j’aurais été loin des quartiers sympas. C’est aussi un choix. C’est le gros point noir que j’ai vécu à Lyon, même si on s’y fait.

Est-ce qu’il y a un endroit en particulier que tu déconseillerais à Lyon ?

Il y a des endroits très résidentiels comme le huitième arrondissement ou le quartier de Gorge de Loup, où il n’y a pas grand-chose à voir. Je ne dis pas que ce n’est pas bien mais si tu n’y vis pas, ça ne sert à rien d’y aller.

Lyon, ville dangereuse ?

En tant que garçon, j’ai pas du tout le même vécu que pourrait avoir une femme. Je reste méfiant dans les transports en commun et le soir quand je rentre tard chez moi. Mais je ne me suis jamais senti en danger dans Lyon. Je suis assez grand et massif donc on ne m’a jamais trop titillé. Même la Guillotière : on dit que ça craint mais j’y suis allé plusieurs fois tard seul, quand les types sont bourrés ou bizarres, et même là ça se passe bien. Mais encore une fois, en tant que garçon qui fait du rugby !
Je ne parle pas trop des Terreaux car c’est un endroit que je n’aime pas trop. Il y a beaucoup de bars, beaucoup de monde. Je n’apprécie pas cette ambiance de fin de soirée où il y a une concentration de gens bourrés au même endroit. C’est là où tout le monde va, où tout le monde boit et donc c’est là où il y a des soucis. Je ne conseille pas ce quartier pour sortir.

Ambiance de Lyon en général ?

Lyon j’aime beaucoup car il y a quasiment tous les avantages d’une grande ville mais à taille humaine. Il n’y a pas quarante lignes de métro, juste quatre. C’est très bien desservi. En ce qui concerne les gens, je n’ai pas rencontré beaucoup de Lyonnais, paradoxalement. Quasiment toutes les personnes que j’ai rencontrées sont à Lyon pour les études, comme moi. On a un peu l’image du Lyonnais hautain, qui n’aime pas trop fréquenter les gens qui ne sont pas d’ici. Mais quand tu as vécu toute ta vie au même endroit et que tu as les mêmes amis depuis quinze ans, on peut comprendre que beaucoup n’ont pas forcément envie de rencontrer d’autres personnes. Quand tu arrives de l’extérieur, tu n’as rien à perdre, tu vas au-devant des rencontres.
Pour mon ressenti général : Lyon est une très belle ville. Même s’il fait froid l’hiver, niveau température c’est plutôt top. Il y a énormément d’activités à faire : expos, théâtre, cinémas… tout ce que tu veux, à l’image de Paris. Mais ça reste une ville à taille humaine : tu prends un Vélo’v et en quinze-vingt minutes tu es chez toi.

Est-ce que tu aurais une anecdote, un truc à raconter qui s’est passé à Lyon ? Un truc que tu aimerais revivre ou un truc un peu fou ?

Je ne sais pas si j’aimerais le revivre. A Lyon il y a des personnages que tu croises forcément si tu te balades régulièrement dans la rue ou notamment dans le métro. Et moi c’est la première fois où j’ai vu la fameuse femme araignée. C’est une femme qui a dû avoir une maladie et qui a les jambes à l’envers. Elle se balade à quatre pattes, c’est pour cela que les Lyonnais l’ont surnommé la femme araignée. C’est triste car elle fait la manche dans le métro D. La première fois que j’ai pris le métro tout seul, je l’ai vu rentrer et je me suis demandé où j’atterrissais. Si tu prends souvent le métro D, tu es obligé d’avoir vu la femme araignée. Moi ça m’a marqué, pas forcément en bien.
Et un souvenir positif en tant que grand fan de rugby : un match du Lou contre Clermont au stade de Gerland, que j’ai vu avec mon père. Clermont a battu Lyon et on a fait la fête avec les supporters Clermontois dans le métro et le tramway. C’était la première fois que j’allais à Gerland pour voir le rugby. C’est un très bon souvenir.

Si tu devais qualifier Lyon en trois à cinq adjectifs ?

Je vais dire quatre alors !
Festif, pour commencer. Culturelle : il y a beaucoup de chose à voir, beaucoup d’Histoire. Studieuse : je pense que d’une manière plus personnelle j’associerai toujours Lyon à mes études. Et grande, pour nous qui venons de Nevers en tout cas !

Est-ce que tu as déjà été un peu autour de Lyon ?

Pas trop. Je n’ai pas de voiture donc ça limite. J’ai été du côté des Alpes : Aix-les-Bains, Annecy. Du fait de mon stage j’ai voyagé pas mal en Rhône-Alpes. Sans voiture, on s’amuse plus à se balader dans la ville même. Je suis allé une ou deux fois dans les Monts d’Or avec mes parents et un peu dans l’Ain.
A proximité de Lyon, je ne suis même pas allé jusqu’à Oullins, ni à Vaise. Il y a assez de jolis endroits à découvrir dans Lyon. On n’a pas parlé de la Croix-Rousse, de Confluence, de Montplaisir et ses activités sur la place Lumière. Même se balader dans le 6ème arrondissement : c’est joli même si c’est très bourgeois. Le fait de ne pas être véhiculé ça restreint mais quelque part tu ne cherches pas à aller plus loin que la ville ou tu es et ça t’incite à aller voir des endroits où tu n’irais pas d’habitude.

Je sais que tu ne vas pas rester à Lyon à la fin de tes études mais est-ce que tu aimerais revenir y vivre ? Est-ce que ça ne te dérangerait pas de t’y installer ? Sinon, est-ce une ville où tu reviendrais occasionnellement ?

Déjà, j’aimerais bien vivre dans une maison plus tard. Etre dans Lyon et dans une maison c’est compliqué. Mais j’y reviendrai c’est sûr : voir des amis, des gens que j’y ai rencontré, ma sœur qui y habite. Et puis c’est une ville que j’aime beaucoup donc je sais que j’y retournerai même pour voir comment elle évolue, comment elle se transforme. Travailler dans Lyon et vivre à l’extérieur, pourquoi pas. Ça ne me dérangerait pas du tout de revenir vivre dans le coin mais pas dans Lyon même du coup. Je commence à en avoir marre des résidences étudiantes, et je n’ai pas envie d’évoluer en ayant un appartement un peu plus grand. J’ai fait trois ans à Amiens, trois ans à Lyon, pourquoi pas aller dans une autre ville aussi. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. Je sais que si dans le futur je dois revenir à Lyon, ce sera avec plaisir. Et pour les gens qui aiment vivre en ville, je recommande Lyon sans hésiter.

Quels sont tes projets pour l’année à venir ? Une ville où tu aimerais vivre ?

Je vais chercher du travail, bosser les concours administratifs pour faire suite à mes études de Science politique. Ça ne me dérange pas de bouger un peu partout. C’est un peu flou mais en même temps c’est un peu l’aventure. Je n’ai pas de limite géographique en France mais je ne me vois pas partir vivre à l’étranger. Pour visiter, oui, mais pas à long terme. J’aime bien la France. Entre le Var, la Bretagne, Amiens, Toulouse, Strasbourg, t’as l’impression d’être dans des pays différents.

Sur la journée d’aujourd’hui, est-ce qu’il y a un endroit qu’on n’a pas fait et que tu regrettes de ne pas avoir intégré dans le parcours ?

J’aurais bien aimé qu’on visite l’Eglise Sainte-Blandine : l’intérieur est vraiment original !
Mais on a fait un peu le programme, même plus que prévu. Si on avait été un peu fous on aurait pu monter jusqu’à l’Île Barbe. Mais ça aurait ajouté encore une heure à pied avec un bon rythme.
Pour quelqu’un qui veut découvrir Lyon et qui veut voir plus que les lieux vraiment touristiques, je pense que ce n’est pas mal. C’est une bonne balade du nord au sud. Et c’était un peu l’idée que je m’étais fait de la journée.
Je suis content de faire découvrir des endroits que j’ai trouvés un peu par hasard. L’Abbaye d’Ainay, c’est un pote qui me l’a fait découvrir parce qu’il travaillait à la Mairie du 2ème. Avec mon stage, je passais plusieurs fois devant l’Eglise Sainte Blandine et j’ai fini par me demander ce qu’il y avait derrière le mur. C’est comme ça que tu peux voir des trucs surprenants. J’aime bien aussi me fixer un endroit que je ne connais pas et essayer de voir ce qu’il y a de bien en m’y baladant.

Dernière question pour finir : si tu devais te téléporter dans un endroit du monde, tout de suite maintenant, ce serait où ?

Là j’aimerais bien être à Wellington en Nouvelle-Zélande.

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Le Carnet d’adresses d’Etienne à Lyon :

Quartiers :

Pour se balader :

Les Berges du Rhône, qui traversent la ville du nord au sud
Les Rives de la Saône, pour une balade tranquille
La Croix-Rousse, le très beau quartier des Canuts
Le 6ème arrondissement, le magnifique quartier bourgeois
Confluence, l’écoquartier récemment réhabilité
Montplaisir-Lumière, le quartier du cinéma

Pour sortir :

La Guillotière, le quartier cosmopolite
Saint-Paul, le quartier branché à la tombée de la nuit

Bars, pubs :

La Faute aux ours, dans le quartier de la Guillotière, un bar très sympa avec canapés, sur trois ou quatre niveaux.
– Le Johnny Walsh, dans le quartier Saint Georges.
– Le King Arthur à côté de la rue Mercière, dans le 2ème arrondissement.
La Fourmilière vers les quais du Rhône, tout proche de l’Université Lyon II.
Les Fleurs du Malt sur les Quais de Saône, une ancienne cave entre le quartier Saint Paul et la Cour de Justice. Le Kelly’s, juste à côté.
– Dans le quartier Saint Paul : le Cactus Café, le Bistrouille et La Mi Graine.

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